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Les données de la qualité de l’eau du bassin Rhin-Meuse : des données étroitement contrôlées


Les données relatives à la qualité des eaux sont issues des résultats d’analyses réalisées sur les échantillons prélevés dans les différents milieux du bassin. Afin de diffuser des données présentant un haut niveau de fiabilité, l’Agence de l’Eau a mis en place une démarche qualité qui prend en compte les différentes étapes de leur production. Depuis 2005 l’agence est certifiée ISO 9001 V2008 et cette certification couvre en particulier le processus « L’acquisition, la valorisation et la mise à disposition des données sur l’eau ».

Cette démarche qualité est ainsi associée aux différentes étapes de la production des données qualité des eaux :

Prélèvement et transport des échantillons aux laboratoires d’analyses :

Cette première étape consiste à « extraire » du milieu naturel un échantillon d’eau représentatif du milieu naturel et à le transférer au laboratoire pour analyse.

Les risques importants de cette étape sont le défaut de représentativité de l’échantillon prélevé dans le milieu et la modification de sa composition lors de son acheminement au laboratoire.

Ainsi par exemple, pour ce qui concerne les eaux superficielles, les prélèvements doivent être effectués de façon à éviter au maximum les effets de bords (eau stagnante près des rives, mise en suspension des matières solides trop près du fond...) et pour ce qui concerne les eaux souterraines les prélèvements qui sont réalisés dans des puits ou des forages impliquent une vidange suffisante de l’ouvrage pour collecter un échantillon représentatif de l’aquifère correspondant. Durant le transport, l’élévation de température et l’exposition à la lumière sont susceptibles d’influencer les paramètres chimiques de l’eau. Pour maîtriser ce risque les échantillons doivent être acheminés au laboratoire au sein d’une enceinte réfrigérée dans l’obscurité et dans un délai maximal de 24 heures.

Ces exigences de qualité qui reprennent a minima les préconisations des normes ISO ou AFNOR existantes et à défaut les règles des bonnes pratiques doivent obligatoirement être mises en œuvre par les prestataires retenus par l’agence.

Des contrôles sont réalisés de façon régulière sur les tournées de prélèvements par un organisme indépendant mandaté par l’agence afin d’évaluer la conformité des opérations.

Analyse des échantillons :

Une première exigence de qualité concerne le délai de réalisation des analyses : certains paramètres très sensibles aux conditions du milieu et susceptibles de varier très rapidement dans les échantillons prélevés doivent être mesurés sur site. Ainsi la température, le pH, la conductivité et l’oxygène dissous sont systématiquement mesurés sur le terrain. Les autres paramètres sont analysés au laboratoire, et afin d’éviter l’évolution de certains paramètres, un délai maximal d’exécution des analyses après prélèvement est fixé par l’agence.

Ensuite l’assurance qualité analytique est un critère important qui préside au choix des laboratoires qui réalisent les analyses. Les laboratoires retenus par l’agence sont agréés par le Ministère de l’Environnement et audités régulièrement par le comité français d’accréditation (COFRAC) pour les analyses à réaliser sur les échantillons prélevés. Cette accréditation garantie la compétence et l’organisation qualité du laboratoire, car le domaine analytique concerné fait l’objet d’évaluations et de contrôles réguliers par l’organisme accréditeur.

Contrôle des données :

Les données issues des mesures réalisées par les laboratoires sont susceptibles d’être entachées d’erreurs en dépit des précautions prises lors des étapes précédentes. Erreurs liées à des défauts de prélèvements, d’analyses ou tout simplement à des défauts de saisie.

Pour détecter au mieux ces défauts et améliorer la fiabilité des données avant leur diffusion, un contrôle consistant en une série de tests est réalisé à l’aide d’un module informatique spécifique.

Un premier test vise à vérifier principalement la cohérence et l’intégrité des données transmises par les laboratoires. (Par exemple une valeur de pH supérieure à 14, ou une valeur de DCO supérieure à celle de la DBO font l’objet de signalements). Les anomalies signalées sont transmises aux prestataires pour examen et corrections, et le cas échéant de nouvelles analyses sont réalisées.

Un second test vise à détecter la plausibilité des données, c’est-à-dire à mettre en évidence les données « suspectes » dont les valeurs s’écartent de façon notable de leurs valeurs habituelles. Cette plausibilité est appréciée à partir des écarts aux valeurs historiques ou aux valeurs de référence figurant dans la littérature. Les anomalies signalées sont examinées par les différents responsables de données, experts dans les domaines concernés (macropolluants, micropolluants, biologie….). Après examen ces experts se prononcent sur leur validité au regard des différents éléments informatifs dont ils disposent ( météo, hydrologie, pollutions accidentelles…) et de leur connaissance des milieux .Une vérification complémentaire peut être demandée au prestataire pour conforter cette expertise et au final les données sont maintenues, corrigées ou écartées.

En conclusion, chacun des différents maillons de la chaîne de production des données de qualité des eaux du bassin Rhin-Meuse fait l’objet d’une attention toute particulière afin de limiter au maximum le risque de diffusion de données erronées.


DOCUMENTS:


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